Centre d’exposition Alpinart
Le centre d’exposition Alpinart a été inauguré en juillet 2008, à Cogne dans le Village des Mineurs. Les trois salles du centre accueillent des expositions dédiées à la culture alpine.
Exposition «HABITS»
Jusqu’au 31 décembre 2008, Alpinart abrite l’exposition «ABITI - RACCONTI DI ABITI VISSUTI DELLA TRADIZIONE VALDOSTANA» (« HABIT - RÉCITS D'HABITS VECUS DE LA TRADITION VALDÔTAINE), organisée par la Direction de l’instruction et de la culture de la région autonome de la Vallée d’Aoste par l’intermédiaire du BREL. L’exposition représente un évènement culturel d’une très grande importance pour la Vallée d’Aoste car, pour la première fois, est de retour l’ensemble de la collection de vêtements et de bijoux traditionnels, recueillis sur tout le territoire régional à la fin du XIXe siècle, à l’occasion de l’exposition internationale de 1911, réalisée pour commémorer les cinquante ans de l’unité de l’Italie et célébrer le peuple italien.
L’ensemble du matériel, conservé jusqu’à présent à Rome au sein du Musée national des arts et des traditions populaires, devenu Institut central pour la démographie, l’ethnologie et l’anthropologie, a été soigneusement analysé par des experts. Ce travail de longue haleine a permis de découvrir une collection riche et variée et de mettre en évidence l'importance qu'ont pris la démographie, l’ethnologie et l’anthropologie entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, période dans laquelle s’insère l’ethnographie valdôtaine à l'instant crucial de sa naissance.
Le costume, plus que tout autre produit manufacturé, constitue un symbole identitaire fort, accroissante le sentiment d’appartenance de l'homme à son statut social, ainsi qu'à sa terrre. L’objectif premier de l’exposition « Abiti » est justement de restituer une image de ce monde, non stéréotypée mais réelle et significative, à travers l’analyse des costumes et de leur lexique riche et varié, lié au choix des formes, des coloris, des ornements symboliques. Le parcours proposé guide le visiteur à la découverte de tous les éléments qui font du costume un véritable « livre ouvert » sur l’histoire et la culture d’un peuple.
L’exposition de Cogne est divisée en sections soulignant différents angles de recherche entrepris. Les bijoux : croix en argent ou en métal similaire à l’or, accrochés à des rubans en velours, généralement un don de l’homme à sa future épouse, mais on peut également y déceler une fonction magique et propitiatoire, pour se protéger du mal (la croix) et attirer le bien-être et le bonheur (le cœur).
Les coiffes représentent un élément essentiel de l’habillement féminin, mais également un signe d’appartenance à une communauté, éblouissantes par la richesse et la façon de leur ornement : les calottes en soie sont recouvertes de dentelles d’or et d’argent, de pierres colorées semi-précieuses ou en pâte de verre. Leur raffinement reflète le statut social de la famille. Les chapeaux de paille, interdits aux femmes pendant des siècles par les lois somptuaires car retenus comme des accessoires masculins, deviennent, au cours du XIXe siècle, un accessoire indispensable pour les grandes dames et les femmes du peuple.
L’habit rouge : dans la Vallée d’Aoste, cette couleur, en raison des caractéristiques magiques et propitiatoires qui lui étaient attribués, était portée par les hommes le jour de leur mariage, dans les grandes occasions ou les jours de fête.
L’abandon de ces costumes traditionnels est regretté, à la fin du XIXe siècle, par Amé Gorret, prêtre alpiniste.
Au catalogue de l'exposition, édité par PRIULI & VERLUCCA, ont collaboré des chercheurs de différentes disciplines : il s’agit de textes d’approfondissement qui fournissent un panorama complet sur l’argument, accompagnés de nombreuses illustrations.








